Le blOg d'une miss catastrOphe

Mais sinon, ça peut aller.

21 déc. 08

#42: Calme et zénitude.

Au bout de la rue, chez moi, il y avait un resto.
Pas un trois-étoilé-micheliné, juste un resto où il y avait des hommes d'affaires le midi, quatre voitures sur le parking, un truc sympa quoi.

Et puis, il y a eu un changement de propriétaire, et celui-ci a fait des travaux, une extension par-ci, une autre par-là, et surtout a repeint le bâtiment d'une couleur douteuse.

Jugez plutôt de ce que je vois chaque jour, des fenêtres des chambres:

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Oui, c'est très moche.
Même le panneau sens interdit est d'une couleur plus chatoyante.

Outre le goût déplorable du propriétaire en matière de peinture, sachez également qu'il a décidé de transformer le resto initial en ... boîte de nuit. Ou nightclub pour les plus bilingues d'entre vous.
Ouvert jusqu'à l'aube, bien sûr.
Avec des basses, qu'on entend de chez moi malgré le double vitrage, sinon ce ne serait pas marrant ; j'ai d'ailleurs su de source sûre que là-bas le son "déchirait".
Mais ça je m'en étais rendue compte dans mon lit.

Mais, le plus fun, c'est que le parking minuscule d'origine est devenu un parking "VIP" où plein de grosses voitures américaines brilleraient s'i y avait du soleil (mais il n'y en a plus à deux heures du matin).

Question number one:

Sachant que le clubber lambda, souvent étudiant, va dépenser ses sous pour l'entrée et les consos, a t-il une grosse voiture?

> Non bien sûr. Il roule en Polo comme tout le monde. Il doit donc se garer avec les 99% des clubbers restants sur le parking du métro.

Question number two:

Un jeune normalement constitué, légèrement alcoolisé, va t-il vouloir se garer à trois minutes à pied de la boîte (ou 17 minutes quand on dépasse les 2g/L de sang) ou essayer de se rapprocher au maximum de l'entrée?

> Réponse, c'était une facile celle-là, il va sur le parking voyons. Non, je rigole: il se fraye un chemin le plus proche de l'entrée du temple de la fête, malgré la boue et le manque de place.
Logique, quand on voit la taille des jupes des filles. 17 minutes dans le froid est inhumain.

Question number three:
Mais où se garent-ils donc?

> Là où il y a un espace, je le répète, c'est à dire chez moi et mes voisins:
Dans l'herbe.
A moitié sur le trottoir.
Derrière ma voiture.
Et j'en passe.

Accessoirement aussi, sous mes fenêtres, et n'omettons pas - sinon ce ne serait vraiment pas du jeu - de crier, de claquer les portières, de klaxonner, de démarrer en trombe pour épater le copain, de s'engueuler aussi, c'est sympa ça, ça réveille bien.

C'est bien, on a l'impression de participer.
De son lit.

Sinon, ça peut aller.
Mais là quand même je suis fatiguée. Sans être sortie officiellement.

Posté par sinoncapeutaller à 10:00 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 déc. 08

#41: Monsieur le banquier et moi.

Hier, rendez-vous très important avec le monsieur de la banque.
Important, car c'est un peu lui qui décide de notre avenir, c'est-à-dire soit on reste bloqués dans notre location pourrie (rappelez-vous, ici, même si ça a changé depuis le temps), soit on a un prêt qui nous permet de partir, et d'avoir notre propre chez-nous.
Une petite maison dans la prairie, bien à nous, et surtout neuve.
Pas comme ici où on découvre chaque jour que le locataire précédent avait deux mains gauches. Ou deux mains droites, s'il était gaucher, bien sûr.

Avant le grand rendez-vous, donc, petite préparation:

1- La préparation psychologique.

Il m'a fallu une journée entière à me répéter sans cesse que, si par pur hasard, mon banquier prononçait les mots "récession économique", "crise boursière" ou "conjoncture actuelle au plus bas", je ne devais sous aucun prétexte lui sauter à la gorge.
Au contraire, ça fait mauvais effet.
Et on ne peut pas avoir de prêt en prison.
Vous me direz, on est logé gratis.

Et surtout, que s'il osait nous dire qu'on n'a pas le droit à une aide de sa part, parce que je ne ramène aucun salaire, il fallait impérativement me mordre la joue intérieure pour éviter de lui mettre la tête dans le fax, ou l'agraffer sur le mur.

2- Mettre ses atouts de côté.

(Pour avoir réponse à tout)
Je ne travaille pas? Maiiis non, j'élève l'avenir de la France, c'est différent!
On a le prêt voiture à rembourser aussi? Plus vite commencé, plus vite fini!
Mon fils va engendrer de plus en plus de dépenses? Pensez-vous, je le mettrai à la diète. C'est marqué sur mangerbouger.fr.

3- La préparation physique.

Pour l'occasion, je me suis lavé les cheveux.
Je les lave aussi pour d'autres occasions, hein: Noël, Pâques, la rentrée scolaire.
Mais là, j'ai décidé de mettre le paquet. J'ai mis de l'après-shampoing.

Enfin, pas trop quand même, parce que je ne voudrais pas qu'il croit que je dépense à tort et à travers mon salaire le salaire de mon Chéri, en futilités.

4- Arrivée sur le terrain.

J'excelle déjà en petite mine intéressée, de l'air de la fille qui s'y connait à fond en taux, en hypothèques, et en fonds de garantie, même si, en réalité, je me contente de regarder le chiffre à payer à la fin de chaque mois pour les 25 ans à venir.
5 ans de cours de civilisation, de linguistique et de phonologie viennent enfin de porter leur fruit! : comment avoir l'air captivée et manger discrètement un chewing gum sans se faire remarquer.

***


Après l'heure passée dans ce bureau, nous repartons avec un joli papier qui montre clairement qu'on va payer, payer, et encore payer jusqu'à nos 50 ans, mais qui indique aussi que nous serons peut-être bientôt propriétaires!

Enfin, "bientôt" ... Il nous reste quand même le plus difficile.

Vous faites quoi ces prochains mois?

Vous allez suivre mes péripéties "Moi et Chéri construisent une maison"?
Sympa le programme!

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(Mon chez-moi actuel il y a deux semaines)

Sinon, ça peut aller.


Posté par sinoncapeutaller à 21:19 - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 déc. 08

#40: il n'est jamais trop tard pour bien faire.

Hier, partant tôt le matin, j'ai d'abord dû dégivrer un peu les vitres de ma titine (et sans gants, ça donne froid. A chaque fois, je me dis que je les prendrai la fois suivante et à chaque fois, je zappe).

Et là, à moitié endormie encore, beaucoup beaucoup congelée aussi, mes yeux tombent sur la vignette de mon assurance voiture, où est inscrit, je cite: "valable du 01 janvier 2007 au 31 décembre 2007", fin de citation.

Tout passe très vite dans ma petite tête, et je me dis: soit il y a une erreur d'impression, soit l'assurance s'est trompée et m'a donné deux fois l'année 2007, soit on a volé la vignette, soit je fais un très mauvais rêve, car en réalité je suis encore sous une couette chaude (mais vu le vent glacial, je m'étonnais moi-même de cette solution), soit c'est moi qui suis une gourde.

En fait, mon assurance voiture m'envoie toujours mi-décembre l'assurance de l'année suivante. Je la range bien gentillement avec mes autres papiers jusqu'au 01 janvier, date à laquelle je change ensuite la vignette.
Et jusqu'à présent, jamais je n'avais été assez bourrée ou malade un premier de l'an pour l'oublier.

Il faut croire que cette année, j'avais été très fatiguée (parce que je ne pouvais pas être malade, impossible quand on est enceinte de 7 mois et demis et qu'on voit le champagne passer sous son nez!)

Il faut croire que cette année, j'ai oublié de changer la vignette.

Mais que je m'en rende compte un 08 décembre, ça c'est fort.
Cela signifie que j'ai passé 11 mois et 8 jours hors la loi, les papiers en cours étant rangés bien au chaud dans la boîte à gants.

J'ai bien sûr changé la vignette pour les 23 jours de 2008 qui restent.
Cela aura été la vignette qui aura passé le moins de temps collée au pare-brise.

Sinon, ça peut aller.

Posté par sinoncapeutaller à 12:15 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

01 déc. 08

#39: Et si on passait à trois milliards?

Parfois, je me dis qu'on est beaucoup trop nombreux sur notre petite planète, et que si on dépoussiérait un peu, ça ne ferait de mal à personne. Mais attention! On garde les meilleurs hein.

[Moi comprise]

 

Comme par exemple, pas plus tard qu'aujourd'hui, on pourrait faire disparaitre d'un coup de baguette magique celui qui n'arrive pas à garer sa superbe grande voiture le long de la bande blanche du parking du supermarché ; et donc qui se colle à ma toute petite mais néanmoins sublime aussi voiture, m'empêchant de rentrer et de poser mes sublimes fesses sur mon siège.

[Avoir une grande voiture, à quoi cela sert-il à part combler son ego et emmerder les autres, je vous le demande?]

Mais parfois, aussi, je me dis que les gens sont tellement bêtes, que même si on était trois milliards au lieu de six, on se marcherait encore sur les pieds sur un tiers de la planète, au lieu d'utiliser l'espace à bon escient.

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Sinon, ça peut aller.



Posté par sinoncapeutaller à 21:36 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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