23 nov. 08
#38: le jour où j'ai fait du karting en pleine rue*
(* Sport pas encore homologué, je dépose le brevet bientôt)
Mon Chéri, il aime bien faire du karting et me tanne de temps en temps pour savoir quand je me lance à mon tour. Conduire un truc qui va trop vite, et avec plein de virages, vous croyez que c'est mon trip? Déjà sur l'autoroute, là où c'est limité à 130 et toujours en ligne droite, je roule pépère, alors ...
Samedi, on y est retourné, les mecs se sont défoulés, et ensuite, on avait prévu de manger un truc quelquepart. [J'adore le flou de ma phrase: "un truc" et "quelquepart" ensemble, ça a un côté aventure. Certes, l'aventure en question se passe en France, et il suffit de sortir la carte bleue pour avoir ce qu'on désire, mais on n'est pas là pour discuter, OK?]
Alors qu'on quitte le parking, dans ma superbe décapotable Twingo (je vous rappelle, à bon entendeur salut, que notre nouvelle titine n'arrivera que le 20 janvier et qu'en attendant, on fait avec les moyens du bord, c'est-à-dire une Twingo, oui, vous avez bien lu), on entend un vraoumkrrrrrr (je sais, j'imite très bien les Twingos, c'est mon côté autophile qui veut ça), traduction littéraire pour ceux/celles qui ne connaissent pas ma titine aussi bien que moi: on vient de perdre un bout du pot d'échappement en cours de route.
Que je vous rassure ( vous étiez déjà livides, n'est-ce pas?): ce n'est pas grave! Juste l'attache qui a cédé. Et heureusement, Chéri a mouillé le pull et le pantalon pour se rouler par terre, ramasser la neige fondue et rafistoler le tout avec un bout de corde pour tenir le temps de rentrer.
Ca a du bon d'avoir un homme avec soi, quelquefois.
Quelquefois, hein. Ne poussons pas trop le bouchon.
Et là, pour le coup, j'ai pu enfin faire du karting.
Parce que vous n'imaginez même pas le bruit que je faisais, on aurait pû croire que j'avais tuné la voiture sans même toucher au moteur.
D'ailleurs, il a fallu rentrer par les petites routes pour éviter que les gentils messieurs les gendarmes, toujours au poste un samedi soir (quoiqu'il neigeait...), ne nous arrêtent pas.
Oh, je vous ai pas dit? J'habite juuuste à côté d'un centre de la police.
[Oui oui monsieur l'agent je rentre chez moi. Ce bruit? De l'orage sans doute... Vous allez me verbaliser? J'ai fait 10 kms sans embrouille et vous voulez me mettre un procès pour les 20 derniers mètres? Oh allez, m'sieur, l'esprit de Noël enfin ... Oui, en novembre, pourquoi pas? Ah? OK, j'me tais.]
Allez, je vous quitte sur une bonne nouvelle: je ne me suis pas faite arrêtée.
Demain, par contre, je me mets au vélo.
Sinon, ça peut aller.
17 nov. 08
#37: l'héritage de Newton.
Je ne parle pas énormément de mon bébé, plus communément appelé "Petit Bout de Vie" par Chéri (ou PBV pour les intimes, oui, ça marche) dans ce blog... Pour ne pas effrayer celles qui n'ont pas encore goûté aux joies de la maternité, un peu ; pour ne pas enquiquiner celles qui ne veulent pas y goûter, aussi.
Mais il prend une place importante dans ma vie, ce p'tit truc de 70 cms. Et puis après tout, c'est mon fils, ma bataille, fallait pas qu'elle s'en aille.
En ce moment, par exemple, il a compris qu'on pouvait se déplacer, nous les êtres humains.
Mais visiblement, il n'a pas trop envie de passer par l'étape 4 pattes - à la grande joie de mes plantes/des croquettes du chien/des fils de la télé/autres.
Lui il veut déjà se mettre debout. Mais il ne tient pas, bien sûr. (Attendez, il n'a que 9 mois, qu'il ne vieillisse pas trop vite, hein!)
Alors que je croyais qu'il tombait malencontreusement lorsqu'il était assis, parce qu'il n'avait pas encore bien pigé l'histoire de la gravité et tout ça, je me suis rendue compte qu'en réalité, c'était un kamikaze.
Oui, mon fils se jette en avant.
Le parc ressemble donc à un tapis d'émir arabe: plein de coussins partout.
Je ne voudrais pas qu'il se cogne sa petite tête fragile sur les barreaux en bois, et surtout s'il me fait ça à partir de 16h là ça va plus, y'a les bouchons sur l'A25 et comment je fais pour atteindre l'hôpital en moins de 10 minutes, avant qu'il ne perde tout son sang moi?
[Très zen, la maman, non?]
Ceci dit, avant la grande aventure, là où il marchera seul et ira vider les livres en bas de la bibliothèque, j'ai encore un peu de marge.
Pile le temps d'acheter des cache-prises, en gros.
Sinon, ça peut aller.
08 nov. 08
#36: time is running out.
Je reviens sur la blogo, pour votre plus grand bonheur, après des tonnes et des tonnes de messages désespérés de votre part, des lamentations incessantes sur mon répondeur, et une ovation générale.
OK j'arrête.
Pendant deux semaines, vous avez vu en blog-it express que bientôt, je ferai un super article comme d'hab sur le pourquoi du comment je ferais mieux de m'abonner à ce magazine des 50-80 ans qu'est Notre Temps. Ou, comment bien placer ses petites économies pour la retraite, ou savoir planter ses bulbes à la bonne saison.
Mais pourquoi? vous demandez-vous.
Tout simplement parce que depuis quelques temps, je suis bénévole à la bibliothèque de mon village.
Et en fait c'est super.
On a des réunions "achats de livres", on trie, on entre les emprunts et les retours dans une antiquité d'ordinateur, on recouvre des livres, bref, moi ça me plait. Je m'attendais même à pire.
Le seul petit "souci", c'est que je suis la seule qui ait moins de 30 ans.
Non, attendez. Je suis la seule qui est moins de 50 ans.
Ainsi donc, entre deux classements, un peu de bla-bla s'impose.
Et jusqu'ici, je n'ai entendu que: "Mon petit-fils...", "Mon défunt mari...", ou "J'ai lu un article sur l'expo de (auteur inconnu jusqu'à présent à mes oreilles, sûrement mort)..."
Mes nouvelles copines, elles ne savent pas envoyer un SMS, elles ne connaissent pas Karl, ni ce qu'est un slim, et elles n'ont jamais utilisé de leur vie une clé USB.
Jusqu'à aujourd'hui, je m'étais contentée d'ouvrir grand mes oreilles et d'opiner du chef à entendre énoncer toutes les joies de faire partie de la chorale ; peut-être que maintenant, je vais essayer de distiller un peu de modernité chez elles...
Priez pour moi.
(D'ailleurs, si vous avez des idées...)
Sinon, ça peut aller.

