21 sept. 08
#30: un peu maso sur les bords ...
Je vous explique, lecteurs adorés, avant que vous n'ayez des pensées salaces. Sachez qu'ici il n'y a aucune perversion, tout est rose et joli.
Après mon bac, je voulais enseigner l'anglais. Where is Brian, my tailor is rich, yes I do.
Premier point où je suis maso. Mais j'assume totalement, ceci dit.
Pour s'enfoncer un peu plus dans cette voie, j'ai passé un DEUG (oui, à l'époque , ça existait encore, merci de ne pas me faire remarquer que je suis dépassée), puis une licence. D'anglais, si vous suivez bien.
{Petit interlude d'un an pendant lequel je vais en Angleterre.}
Eh hop, on enchaine sur le CAPES (le concours pour enseigner, si je vous ai largués au passage.)
Toutes ces années à bosser, réunies en quelques mots, c'est beau la langue fançaise, non?
Bref, je ne vous fait pas dire qu'après deux ans d'IUFM (c'est bon, vous suivez toujours?), j'étais lessivée (relis un peu l'article précédent et surtout la partie sur les inconvénients d'être étudiant, ça ne te fera pas de mal.)
Deux ans de galère où je n'ai pas levé le nez de mes bouquins. 104 week-ends à étudier des trucs nuls comme l'achat de la Louisiane le 18 avril 1803, mais franchement, qu'est-ce qu'on s'en fout.
Tout ça pour quoi? Rien, puisque CAPES je n'ai point eu.
Et enceinte je suis tombée.
Arrive la partie la plus intéressante de l'histoire, celle où je ne fais plus rien.
Oh, bien sûr, j'ai été bien éduquée quand même, et des bonnes habitudes, on ne les perd pas facilement.
Je lis toujours autant. Mais les auteurs que j'aime.
J'aime étudier. Des choses qui me tiennent à coeur.
J'adore toujours l'anglais. Je parle à mon fils dans cette langue.
Alors, que demander de plus?
Pourquoi, mais vraiment oui, pourquoi? ai-je été trainer sur le site du rectorat, à la page "concours"?
Et surtout: qu'est-ce qui m'a pris de m'inscrire à l'un d'eux?
Et enfin: pourquoi n'ai-je pas tout simplement fui à la lecture de "épreuve de composition de culture générale, 5 heures, coeff 3"?
Je vous le donne en mille, je suis inscrite au concours de conservateur des bibliothèques. Y'a pas plus compliqué je pense.
Le masochisme est la seule hypothèse.
Je déteste les concours, être assise des heures à la même place à galérer sur un sujet que de toute façon tu sais que tu n'as pas révisé ce point-là justement.
Pour compléter le tout, le programme est on-ne-peut-plus soporifique, et difficile par dessus le marché. Qui aime l'histoire des politiques régionales, de l'Europe, des médias, des courants littéraires et esthétiques, des techniques de communication, et de tout ce qui s'en suit?
Je suis peut-être concoursholic.
Sinon, ça peut aller.
17 sept. 08
#29: la fin d'un monde.
Tel Nostradamus, je prédis la fin, sauf que moi je prédis après.Je postdis, voilà.
En temps que grande sportive, je suis allée à la piscine près de chez moi à pied. Non pas pour nager - ne soyons pas fous à ce point - juste pour inscrire mon fils aux bébés nageurs. Une idée qui m'est venue comme ça, après avoir constaté que ça l'éclatait de faire des clapotis chaque soir, et d'arroser au passage le bras et les cheveux de maman.
Pour arriver à la piscine, il faut traverser Lille l.
Fastoche, je l'ai déjà fait ; et c'est super cool de se balader entre des bâtiments aux noms bizarres (c'est une université de scientifiques, moi qui sait à peine ma table de 9.)
Mais je n'avais pas prévu qu'un 15 septembre, les cours avaient repris.
C'est vrai quoi, chez les littéraires, c'est le 15 octobre.
Bon, c'est pas grave, je ne vais quand même pas faire demi-tour, allons-y gaiement.
Constatation n°1: C'est jeune dis-donc des étudiants.
Ca sort à peine du lycée, ça a des boutons, un sac Eastpack sur le dos et un I-pod dans les oreilles. Ca porte du legging chez les filles (rares, tout de même, en nanotechnologie), avec des sacs bariolés "jtm t ma bestest friend", du baggy et des dreads chez les mecs, fuck la police, les vieux, tout ce qui bouge quoi.
C'est pas possible que la fac recrute si jeune, si?
Constatation n°2: Je suis très vieille.
Il y a encore peu, je marchais toute guillerette vers la BU, bloc-note à la main, parlant Austen, Dickens, Shakespeare, soirées d'étudiants, mecs. On allait lire le Times dans la salle des périodiques, faire des photocopies près du rayon Médecine, boire un cappuccino au distributeur entre 3h de torture didactique, ou on squattait la cafétéria (le lieu le plus important dans la vie d'étudiants).
Et aujourd'hui? Je passe à côté d'étudiants avec une poussette, un sac à langer rempli de couches, dans le seul but d'aller barboter avec mon fils.
J'en avais même oublié que c'était la rentrée.
Constatation n°3: C'est que ça me manquerait, finalement.
Etudiante, je pestais contre les horaires débiles de l'emploi du temps, les profs soporifiques, la cartouche d'encre qui se vide trop vite et qu'on doit changer à chaque fois qu'il y a un truc important à écrire, la grève des trains, mon sac trop petit pour tout ce qu'il est censé contenir, les Stabilos qui ne stabilottent plus vraiment, les trucs à lire au dépend de Glamour, les exposés devant toute la classe, le stress, les sandwiches thon-mayo, ou plutôt mayo-thon, enfin bref, rien n'allait plus.
Et tout ça c'est fini.
Avec un petit pincement au coeur...
Conclusion (tel un parfait exposé en trois parties): article écrit avec Bébé à mes côtés, entre un bain, un biberon et Sophie la girafe lancée sept fois par terre ; peut-être vais-je réussir à oublier les années fac assez vite finalement ...
Sinon, ça peut aller.
13 sept. 08
#28: la guerre Civic.
Le samedi, c'est raviolis jeu de mot pourri!
En ce moment, avec l'Homme, on cherche une nouvelle voiture. Parce que la mienne n'a que trois portes, et consomme à mort, parce que la sienne n'a pas beaucoup de coffre et passe plus de temps au garage Peugeot que dans le notre. - et non, elle n'est pas vieille, elle n'a que 5 ans, l'arnaque quoi...
Et mon Chéri veut ça:
La Honda Civic hybride. D'où le jeu de mot du titre.
Oui mais voilà, Titine, certes écolo, certes super belle, certes économique à la pompe, certes plein de trucs, elle vaut chère à l'achat.
Et moi, j'ai beau avoir toujours été nulle en maths, je sais bien que Salaire moins Prêt, moins Loyer, moins Charges, et on va arrondir à Autant, je pose la virgule, je multiplie par Autant, et moins Ca aussi, et puis, et puis, et puis ... = Aïe.
Oui, car autre but dans la vie j'ai.
Locataire j'en ai marre d'être.
Bébé en grandissant va.
Autres dépenses nécessaires seront.
Chiant d'écrire ainsi c'est.
Et surtout, je la sens mal.
Et même si j'ai joué la carte "instinct féminin", Chéri dit que ce n'est pas un argument.
Et depuis quand s'il-vous-plaît ...?
Sinon, ça peut aller.
05 sept. 08
#27: "Je voudrais REtomber amoureuse..."
Telle fût ma demande à Chéri hier soir.
- Parce qu'il y a des mini-chiantes ("Tu peux me passer mon mag sur la table s'il-te-plaît?")
- Des chiantes ("J'ai envie de macarons à la pistache, là, maintenant, même s'il est minuit")
- Et des über-chiantes. Comme moi et ma demande à deux francs cinquante. Oui, je sais, on est à l'€uro maintenant, mais je suis chiante, suivez un peu.
Je demande un truc impossible.
Parce tomber amoureuse une deuxième fois, du même mec, quand on l'a vu atteint d'une trachéite, quand on lave ses chaussettes sales ou quand on l'a vu pas rasé pendant deux semaines, oui, c'est mission impossible.
Quand lui a survécu à un accouchement en direct, quand il a dû aller m'acheter des médocs pas très glamours à la pharmacie, alors c'est pire.
Mais j'y crois, à la magie des premiers instants, aux battements de coeur, aux multiples questions qu'on peut se poser, aux stratégies qu'on invente pour qu'il tombe dans nos filets ...
Alors bien sûr, Chéri, compréhensif jusqu'au bout, voyez, a émis l'hypothèse que pour raviver la flamme des débuts, on pouvait se séparer pour se remettre ensemble.
Sauf que, en bonne chiante que je suis, j'ai dit que ça faisait beaucoup de logistique pour finalement revenir à l'état d'origine.
Néanmoins, je ne quitte pas cette idée, et je risque fortement de glisser subtilement -ou pas- l'hypothèse d'une journée romantique.
Le programme de cette journée n'étant pas encore établi bien clairement dans ma p'tite tête...
1- On se fait la totale journée: resto, ciné et soirée sous les couettes.
2- J'organise un petit dîner so romantic avec bougies et petits plats pas sortis du congélo pour une fois. Et ensuite, soirée sous les couettes (ah? Je l'ai déjà proposé?)
3- On part en week-end (ou même en vacances, soyons fous!) avec bébé, certes, mais puisqu'on est dans un lieu paradisiaque, ça vaut le coup...
Tape 1 pour me voir en soirée normale, tape 2 si tu veux que je mette le feu à la nappe sans le faire exprès, et enfin tape 3 si tu veux que la suite de mes pérégrinations se passe hors frontières.
Sinon, ça peut aller.
02 sept. 08
#26: merci, merci et encore merci!
... à chacun et chacune qui m'ont souhaité mon anniv' (ou même qui y ont pensé, mais sans me le dire ; allez, avouez que vous y avez pensé quand même!)
°°°
... à mon Chéri d'abord! Le premier de la journée alors que j'étais quasi sûre qu'il ne s'en rappelerait pas (ça m'apprendra à être une mauvaise langue)
... à mon frère ensuite, un p'tit texto en direct du Liban (trop la classe!) ; mais non, c'est pas grave s'il m'a réveillée ...
... à ma mère, via carte virtuelle, puis MSN, puis en vrai (là, c'est sûr, elle n'a pas oublié.)
... à ma Juju sur MSN, et aussi merci pour la soirée de samedi avec le petit gâteau ^^
... à David aussi, quoique ... "Tu commences à sentir ce que vieillir veut dire. On va tous y passer, mais toi d'abord"... Voilà ses mots exacts, donc je ne sais pas trop s'il faut considérer que c'est positif ...
... à Nora et Julie par texto
... à Jenemeplainspasjeconstate, Sweetange, Céline et Pierre via Facebook, ainsi que pfiouuujereve (le jour de la rentrée ... Eh oui mon anniv est toujours mal tombé ...) et bulledevie via ce blog (comme quoi Alzheimer ne te guette pas encore!) ; et Misscurly, même si en ce moment elle bronze...
... à Alicia et Greg sur copains d'avant
... à Stéphanie sur Netlog (ça fait beaucoup de sites tout ça...!)
... enfin, je remercie mon manager, toute l'équipe de la prod', vous avez été toujours là pour moi bla bla. Comment ça je délire là !?
Sinon, ça va!
(Oui, pour une fois, ça va.)





